Biographie

Photo: Alexandra Girel

Helene Sutin et Qian Chong opposent à la solitude de l’artiste leur indispensable “vis-à-vis”.

Jamais seuls, ils travaillent dans une sorte d’union qui vient après le dialogue sur le monde qu’ils scrutent depuis leur propre fenêtre.

Helene Sutin et Qian Chong utilisent leurs différences de sexe, de langue, de culture… pour interagir avec un monde à la mesure de leurs deux mondes réunis.

Si c’est grâce à la musique qu’ils ont fait connaissance, ils se sont rencontrés grâce à la peinture.

Tout d’abord, Qian Chong évolue en tant que musicien dans le milieu underground de Genève, au sein du groupe garage noisy « Make it Pink ».

Son univers est pleinement affirmé, puissant, et sa rigueur ne le prive pas de liberté et de fantaisie dans son art musical.

Helene, de formation classique, a une très riche expérience dans les sphères non seulement classique mais aussi jazz et pop à travers la direction artistique et la production.

Comme si la musique était la racine, ce qui émerge de leur rencontre est la peinture. Ils composent à quatre mains des œuvres où résonnent connivence artistique et indéfectible harmonie.

Ils nous invitent à être spectateurs de leur paradoxale galerie de portraits composée de sagesse et d’innocence, de contemporanéité et de nostalgie, d’érotisme et de pudeur.

Un microcosme double qu’on a parfois l’impression de leur voler quand on va trop loin dans l’interprétation de ce qui serait révélé.

Nous nous glissons ainsi derrière leur fenêtre afin de comprendre leur « vis-a-vis ». On s’y engouffre comme si on y était poussé, pour le confort, le malaise, jamais l’indifférence.

Mais finalement, témoins silencieux de leur dialogue, la question que nous sommes en droit de nous poser est de savoir de quel coté de leur fenêtre ils nous placent…?